| Le marquage des ailes: futile ou utile ? |
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| Écrit par Daniel Riner | ||
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NDLR: Pour info - un article concernant la Suisse, tiré du magazine Swiss Glider - 08-1998 En introduisant l'OACS le 1er janvier 1995, le législateur a transféré dans l'Ordonnance sur les marques distinctives des aéronefs l'article correspondant de l'ancienne Ordonnance sur les planeurs de pente (OPP) après l'avoir modifiée de la manière suivante:
On observe dans notre milieu libériste qu'un grand nombre de pilotes volent «sans marque distinctive», soit par ignorance, soit par paresse ou encore à titre de protestation contre une réglementation considérée comme une chicane. Le fait est que le marquage des ailes est une disposition légale à caractère obligatoire et en tant que tel entraîne des sanctions pénales sévères en cas d'inobservation. Je conseille donc à tous les pilotes, déjà afin d'éviter d'importantes amendes, de ne voler dorénavant que sous une aile portant l'immatriculation correcte. Voici encore quelques arguments de persuasion supplémentaires à l'intention de tous les libéristes qui n'ont pas encore su se décider à coller leur numéro d'immatriculation FSVL sur leur parapente ou delta:
Le vol libre, par rapport à d'autres activités, connaît un nombre très limité de règles restrictives, ce qui est fort réjouissant. Les prescriptions et les interdictions visent la protection des tiers au sol, des autres usagers de l'espace aérien, voire des libéristes eux-mêmes. Notre degré de liberté en vol est élevé. Nous pouvons nous en réjouir... Mais prenons soin de cette liberté en respectant les quelques règles en vigueur! Il appartient à nous de convaincre le législateur que le vol libre est un sport fonctionnant malgré un nombre restreint de normes légales; il ne nous en faut pas d'autres, ni de plus sévères. La plupart des pilotes ont conscience de cet état de faits et se comportent correctement. Malheureusement il existe aussi parmi nous quelques bêtes noires qui en raison de leur attitude jettent le discrédit sur notre sport et, par là, mettent en danger l'existence du vol libre. Dans l'intérêt de toute la communauté libériste, ces personnes doivent être disciplinées, si nécessaire il faut leur demander des comptes. Ceci n'est envisageable, que s'il y a moyen de les identifier. Or, il n'est pas possible d'arrêter un pilote en vol comme une voiture en route. L'identification doit donc pouvoir se faire par la voie du marquage de l'aile. C'est pour cette raison que l'article 59 de la loi sur la navigation aérienne stipule de façon générale que tous les aéronefs circulant dans l'espace aérien suisse doivent porter une marque distinctive. L'OFAC a concrétisé cette règle au niveau des libéristes à travers l'article 11a de l'Ordonnance sur les marques distinctives. La nécessité du marquage des ailes est un besoin aussi ressenti par les clubs. Dans l'intérêt de leurs membres et pour préserver leurs sites de vol libre, des arrangements ont été trouvés concernant le déroulement des activités de vol libre avec différents groupes d'intérêt (propriétaires fonciers, chasseurs, associations de protection de la nature, sociétés de transport par câble, etc.) Il est navrant de constater qu'il existe encore toujours des pilotes n'ayant pas compris qu'ils ne sont pas seuls au monde; ils se montrent indifférents face à ces ententes, voire ne se donnent même pas la peine de se renseigner à leur sujet. Résultats: on reproche aux clubs concernés de ne pas respecter les conventions, on les culpabilise et leur fait craindre des contre-mesures. Aussi longtemps que des pilotes circulent anonymement et causent des troubles, il n'est guère possible aux clubs d'agir par des mesures appropriées. Porter une marque distinctive est prouver à l'ensemble de la communauté libériste que l'on veut respecter les quelques règles qui existent. Le problème des planeurs de pente étrangers en Suisse n'est pas sans importance. Nos camarades et collègues libéristes de l'étranger sont les bienvenus en Suisse aussi longtemps qu'ils se soumettent aux règles en vigueur, comme nous autres tenons à le faire dans leurs pays. Il est vrai que l'obligation du marquage des ailes n'est pas conçue partout de la même manière que chez nous. Le problème est en étude actuellement, voire fait l'objet de discussions entre l'OFAC et la FSVL. Espérons qu'une solution judicieuse, acceptable pour tous les partis intéressés puisse être trouvée. 1998, Daniel Riner www.wikidelta.com, le magazine en ligne du deltaplane Article repris avec autorisation du magazine SwisGLIDER de la FSVL - 08.1998 Tous droits de reproduction interdits. |
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| Mis à jour ( Mardi, 19 Mai 2009 18:57 ) | ||